Japon - Hokkaidō, entre randonnées et onsens

octobre 10, 2017

15 septembre, après Shiretoko, nous repartons vers l'Ouest de Hokkaidō vers Teshikaga.

Coucher du soleil depuis le volcan Mashu Dake.


Teshikaga se trouve au Centre-Est de Hokkaidō, au milieu de lacs, de montagnes et de volcans. A notre arrivée, le temps s'est à nouveau dégradé mais nous restons positifs, avec raison puisque le soleil revient vite, même si les nuages sont toujours là.
A l'arrivée au lac Kussharo, la pluie a fait fuir les rares touristes et le paysage brumeux nous donne le sentiment d'être dans un monde post-apocalyptique.
Il y a d'ailleurs une vraie activité volcanique dans la région.

Et on voit beaucoup de fumées s'élever entre les montagnes.

Le coucher du soleil avec les nuages est magnifique.


Nous en profitons depuis les pentes qui entourent le lac de cratère du mont Mashu.

Lac qui est également beau le matin lorsque le ciel est dégagé.

Le beau temps étant revenu, nous entreprenons l'ascension du volcan Me Akan, ici à gauche dans les nuages. A droite, on voit la forme conique du volcan Akan.

Au sommet du Me Akan, nous avons une superbe vue sur le volcan Akan.

Le cratère du Me Akan est impressionnant.

Et le paysage vaut bien les 3 heures de montée.

Nous allons également sur les rives du lac Akan (oui oui c'est bien le même nom que le volcan).

Le lac est réputé pour le marimo, des algues de forme sphérique qu'on ne trouve qu'ici.

Et le coucher du soleil n'est pas mal non plus.
Parenthèse culture : le moment est venu de parler un peu plus des onsens, dont nous avons bien profité sur Hokkaidō !
Les onsens sont une institution au Japon. Sur l'île principale en tant que touriste, cette tradition est quasi invisible et constitue une attraction à part entière que l'on fait une fois, un peu comme assister à une représentation de geisha.
Mais sur Hokkaidō en revanche, les onsens sont très présents et visibles pour tous.
Mais qu'est ce qu'un onsen ?
Le onsen est un bain d'eau chaude, voire très chaude, alimenté à la base par une source thermale. Au départ, il s'agissait d'endroits naturels dans lesquels on allait se baigner. Puis progressivement, des hôtels et établissements de bains ont commencé à proposer des onsens aménagés ressemblant à des spas. Ces onsens constituent la grande majorité aujourd'hui.
Les onsens sont des bains collectifs et se prennent entièrement nus. Dans la tradition japonaise, il n'y avait initialement pas de séparation hommes/femmes, mais au moment de la modernisation du pays sous l'ère Meiji (fin XIXe s.), une séparation a été mise en place. Aujourd'hui dans la plupart des onsens japonais, les hommes ne se baignent pas avec les femmes, mais dans les campagnes et notamment dans les onsens en pleine nature (appelés aussi rotemburo), il en existe encore de nombreux qui sont mixtes.
Dans les onsens classiques (ceux des hôtels ou des établissements spécialisés), il est obligatoire d'être nu. Dans les onsens en pleine nature, les Japonais tolèrent généralement que les étrangers mettent des maillots de bain, surtout s'ils sont mixtes.
Sur Hokkaidō, cette tradition est à ce point présente que, non seulement la moindre auberge de jeunesse a son propre onsen, mais en plus dans plusieurs hôtels, il n'y avait pas de salle de bain et uniquement le onsen pour se laver. Ce qui impensable ailleurs qu'à la campagne.

Mode d'emploi : tout d'abord on met tous ses vêtements au vestiaire avant d'entrer dans le onsen. On peut y rentrer éventuellement avec une petite serviette qui servira à se frotter lorsqu'on se lave et que l'on peut utiliser pour se couvrir légèrement.

Une fois dans le onsen on s'installe sur un des tabourets en face des douches et on fait une toilette complète. Shampoing et gel douche sont à disposition.
On peut ensuite entrer dans le bain chaud. On n'y reste généralement pas des heures car l'eau est souvent très chaude et parfois presque bouillante. Après le bain on retourne aux tabourets en face d'une douche pour se rincer avant de sortir.

Nous partons ensuite vers Furano, au Sud Ouest du même massif montagneux que Sounkyo avec l'intention de gravir le volcan Tokachi Dake... Mais à peine arrivés on nous annonce une alerte au typhon pour le lendemain ! Heureusement, cela ne nous empêchera pas de profiter des environs.

Sur la route de Furano, nous faisons une belle balade entre de petits lacs de montagne.

Nous passons également par "Bear Mountain" pour voir les fameux ours dont on parle tant.

Ils sont gros et c'est sans doute mieux que nous n'en ayons pas croisé en randonnée.

Les corbeaux sont eux beaucoup plus faciles à voir que les ours. Il y en a partout et ils sont gros.

Arrivés à Furano, le typhon ne nous empêche pas de profiter des champs de fleurs.


Remarquez que même ici il y a un petit train pour les touristes !

Nous profitons d'un rotemburo en pleine nature. Nous pensions être seuls car il était 8h du matin en semaine et à 20km de la ville dans les montagnes, mais pas du tout. Quatre Japonais étaient là avant de partir au travail !

Avant quitter Furano, nous allons tout de même au pied du Tokachi Dake que nous n'aurons pas pu escalader.

Mais au moins nous l'aurons vu.
Nous passons également par le joli "blue pond".


Puis nous reprenons la route direction Sapporo. Ca me donne l'occasion d'une nouvelle parenthèse, sur la conduite : les règles de conduite au Japon sont assez étranges, et encore plus sur Hokkaidō. Les limites de vitesse sont extrêmement basses : 40 en ville, 50 sur les routes de campagne, et entre 80 et 100 sur autoroute. Or leurs routes sont larges et en très bon état, et respecter de telles limites est très difficile. Mais nous sommes au Japon alors avec l'importance du respect des règles, nous étions résignés à passer de très longs moments en voiture... Cependant, à peine étions nous sortis de Sapporo que de nombreuses voitures nous dépassent sur l'autoroute. Nous nous calons sur leur vitesse : 110 ou 120 pour une limitation à 80, tout de même. Par la suite sur les routes de campagne, nous nous rendons compte que lorsqu'on roule à moins de 80 (pour une limitation à 50), on se retrouve rapidement avec une file de voitures derrière soi qui essaient de nous pousser avec insistance... Vraiment surprenant dans un pays où la loi est si importante. Après recherches sur internet et discussion avec un gérant d'une auberge de jeunesse, l'explication serait que les règles de conduites ont été établies pour les zones densément peuplées de l'île principale, sans être adaptées pour les campagnes. Sur Hokkaidō, il y'aurait donc une tolérance de 30km/h au dessus des limites de manière générale et même de 40km/h sur autoroute, y compris pour les radars automatiques. Curieuse "institutionalisation" du non-respect des limites...

Limitation à 50km/h.

Nous sommes sur Hokkaidō au moment du petit échauffement entre Corée du Nord, Japon et Etats-Unis et croisons dans la région de Furano plus d'une centaine de véhicules militaires en une journée.

De retour à Sapporo, nous rendrons notre voiture pour passer à un nouveau mode de transport : Le train.


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